Comment avait-il pu se retrouver dans une telle situation ? Quel piège machiavélique l’avait transporté dans ce décor de géants ? Batman pouvait vaguement distinguer tout autour de lui les meubles d’une sorte de salon. Il avait du mal à s’orienter, notamment à cause de cette musique rugissante et obsédante, qui retentissait si fort qu’elle semblait sortir du sol lui même. Les vitres et les objets tremblaient sur ce rythme exaltant. Abasourdi, il ne sentit pas le danger arriver….
Et d’un coup, il était là, sous la forme menaçante d’un chien géant, hirsute, aux relents pestilentielles de charogne, qui s’avançait vers lui. Vif comme l’éclair, plus rapide que cette créature cauchemardesque, Batman saisit sont bat-pistolet : il ne fallut pas plus d’un millionième de seconde pour qu’une chauve souris thermonucléaire aille percuter le flanc de la bête immonde. Reconnaissant son infériorité face à cette technologie héroïque, le monstre hideux soupira et tourna les talons (sans pour autant se défaire de son masque de perfidie - cet air stupide, brave et déprimé propre à tous les boxers – visant à cacher sa vraie nature apocalyptique).
Mais Batman n’eut pas le temps de savourer sa victoire. Une main de géant l’empoigna soudainement et l’entraîna au loin. Figé, sentant la menace cataclysmique derrière les cris stridents, il comprit que son destin épique était en train de basculer. A cause d’une sombre histoire de chambre à ranger…
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Cerrone – Supernature, posted with vodpod
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