Déjà le soleil passe ses nerfs sur la plaine. Il se congestionne à vue d’oeil. Pas un souffle de vent. Pas un oiseau qui bouge. Juste l’électricité qui bourdonne dans la chevelure hérissée de pointes des pylônes. (…)
Pour le moment, flétrie, déshydratée, riche pute en costume de paille verte, elle attend sous un masque de glaise craquelée le soir qui est si loin encore. Engourdie de chaleur excessive, gorgée de sucs, agacée d’insectes, la plaine tout entière bascule.
Jean Vautrin (Canicule – Fayard/Mazarine – 1982)
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(Il faudrait peut être, de temps à autres, que je lise autre chose que des polars)
(Et sinon, j’ai très envie de changer de téléphone…)

