Kozmic Blues – Janis Joplin, posted with vodpod
Je suis toujours surpris quand je tombe sur quelqu’un qui n’a pas lu Harry Potter.
Non pas que ce soit une œuvre littéraire majeure, absolument nécessaire à l’édification d’un honnête homme. Mais c’est une série qui m’a apporté un plaisir infini, que j’ai lue et relue un nombre incalculable de fois. A mes yeux, ce sont des livres d’une richesse immense et qui, en termes de parcours initiatique, feraient passer n’importe quel ouvrage maçonnique pour une aventure du Club des 5.
Ainsi, il y a dans Harry Potter un concept que j’aime tout particulièrement, c’est celui des Sombrals.

Quand le jeune héros arrive pour la première fois à l’école des Sorciers, il constate émerveillé en sortant du train que les élèves sont transportés de la gare au château de Poudlard dans des diligences magiques, qui se meuvent toutes seules. Et puis, au début du Vème tome, il découvre qu’en fait il n’y a rien de magique derrière cela : les diligences sont en fait tirées par des animaux invisibles, les Sombrals. Ces espèces de chevaux ailés monstrueux ne sont donc pas invisibles pour tout le monde : tous ceux qui ont vu quelqu’un mourir (et qui en ont fait le deuil) peuvent les voir. Et c’est ainsi que, après les différentes épreuves qu’il a traversé à la fin du tome IV, Harry Potter peut ensuite découvrir ce secret.
J’aime ce concept parce qu’il établit une vérité très simple : ceux qui ont fait l’expérience de la mort (des autres, de leurs proches) sont capables de voir des choses que ceux qui ne l’ont pas (encore) vécu ne peuvent pas voir. Il n’y a aucun jugement de valeur derrière ce constat, juste un fait établi auquel je crois beaucoup, que j’ai pu vérifier un certain nombre de fois.
Personnellement, cela se traduit par une mélancolie et une angoisse qui ne me quittent jamais, même si j’arrive la plupart du temps à les ranger dans un coin de mon esprit. Mais il ne se passe quasiment pas un jour sans que je ne pense à la mort de mes proches. Je sais que ce genre de choses arrive, je sais ce que sont l’absence irrémédiable, la douleur de la perte, les regrets, ce chagrin dont on ne se remet jamais complètement, même si on apprend à vivre avec. Certains jours, je fais plus qu’y penser, je me laisse submerger (malgré moi ?) et je pleure. Certains diront sans raison, mais d’autres comprendront exactement…
Ce spleen n’a rien d’irrationnel. Il n’a rien à voir non plus avec une anticipation ou un pessimisme exacerbé. Il s’agit juste de la mémoire de notre esprit, de notre corps, de cette part de nous même irrémédiablement froide et gelée, dont on n’arrive jamais complètement à taire la présence.
Par contre, cette humeur triste et amère peut magnifiquement se marier avec nos peurs les plus terribles. Surtout quand on a une conscience assez nette de notre pire cauchemar.
Minority Report – Steven Spielberg, posted with vodpod
Mais cette alliance des deux fait un mélange des plus dangereux (il constitue à mes yeux un des premiers pas vers une folie certaine)(c’est donc un chemin sur lequel j’évite de m’engager…)
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Il serait injuste de s’arrêter uniquement à la mélancolie que nous enseigne l’expérience de la mort. Ce serait même passer à côté de l’essentiel. Toute perte nous apprend, après coup, le prix des choses. Et il y a incontestablement pour ceux qui restent et ont vu partir un être cher, au-delà de la peine, une façon différente de voir la vie. Comme une prise de conscience, une façon de mesurer différemment le temps qui passe, d’apprécier ces petits moments de vie qui n’ont apparemment aucune importance. Cela ne se fait pas automatiquement, cela prend du temps, peut être même que cela ne se fait pas de la même façon pour tout le monde. Mais face à la mort, à un moment, il faut faire un choix. Et quand on a fait celui de la vie, ensuite, plus rien n’est pareil. Comme si les couleurs autours de nous avaient gagné en chaleur.
Là aussi, ça n’a rien à voir avec un quelconque optimisme, ou un carpe diem à la Keating. Il s’agit juste d’une prise de conscience qui s’est faite, de ce qui est important et de ce qui l’est moins, de ce qui compte vraiment, de ce qu’il peut y avoir de magnifique dans le simple fait d’être en vie.
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Je pense à tout cela le soir, avant d’aller me coucher. Quand la dernière chose que je fais est d’aller border mon fils. Je reste parfois longtemps à le contempler dans la pénombre. Je sais à quel point ma vie est irrémédiablement conditionnée à son existence, comme je pourrai être balayé comme un fétu de paille s’il n’était plus là. Mais ce n’est pas à ça que je pense, quand je le regarde. Et s’il m’arrive de pleurer en caressant ses cheveux, ce n’est jamais de tristesse ou de peur…
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Dans Harry Potter, les Sombrals sont un peu plus que des animaux magiques. Ils symbolisent une certaine perte d’innocence, ils sont porteurs d’une angoisse, ils expriment le malheur auquel personne n’échappe. Mais ceux qui les voient connaissent également un peu plus, peut être, le goût exact que la vie devrait toujours avoir.
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juin 27, 2011 à 9:50 |
Je suis de l’autre côté, du côté de ceux qui n’ont pas encore connu de trop près la mort d’un trop proche, et j’ai souvent remarqué chez les gens qui avaient vécu un deuil un trait commun que je n’arrivais pas à définir mais qui a quelque chose de presque apaisant, bizarrement. C’est sans doute ce que tu décris là.
juin 28, 2011 à 12:38 |
En fait, j’imagine que ça marche un peu avec toutes les épreuves de la vie… ceux qui ont vécu les mêmes choses doivent avoir un trait commun… et la mort, c’est forcément un gros morceau, donc un peu plus particulier….
Mais en même temps, le fait que tu te fasses cette réflexion (ou que tu en sois capable) tendrait à suggérer que tu n’es pas complètement à côté de cela, non plus….
juin 28, 2011 à 10:45 |
Très concrètement, je suis bluffé par le rythme auquel tu écris des textes d’une telle qualité.
Ensuite, je ne voulais pas relancer éternellement le même débat mais un passage me ramène encore à ça:
-”Mais face à la mort, à un moment, il faut faire un choix. Et quand on a fait celui de la vie, ensuite, plus rien n’est pareil. Comme si les couleurs autours de nous avaient gagné en chaleur.”
Et face à la vie, quand on a fait le choix résolue du bonheur?
juin 28, 2011 à 7:23 |
ah ah mais en fait, tu es juste un garçon qui a de la suite dans les idées… (je vais me sentir acculé…. sourire)
(et sinon merci pour le compliment)
juin 29, 2011 à 9:17 |
Bon moi dans Harry Potter, c’est marrant, ce que je retiens le plus (même si je demeure admirative de ta magnifique démonstration sur les sombrals, mais on n’est marqué que par ce que nous touche le plus sans doute), c’est “la voie 9 3/4″ … ce chemin que seuls les initiés peuvent voir et qui nécessite quand même un drôle de courage pour se jeter dans ce mur de pierres en étant vraiment certain qu’on va passer de l’autre côté et se retrouver sur la voie 9 3/4, celle qui mène au monde des sorciers en laissant celui des moldus dans la réalité juste à côté de soi …
Je suis sûre que tu vois très bien ce que je veux dire … :)
Et quand même je me demande confusément si nous n’atteignons pas le fond du fond en philosophant à propos de JK Rowling … mais je laisse cette interrogation ténue s’en aller à tire d’ailes bien loin de ma conscience hein … !
juin 29, 2011 à 10:07 |
Ah oui, je crois que je vois assez exactement de quoi tu veux parler… sourire…. de fait, c’est très bien vu de pointer ça…
Et sinon, bah, chacun philosophe sur ce qu’il veut, mais on n’est pas obligé de mépriser la culture populaire…. Moi j’assume, je philosophe sur Harry Potter, sur Star Wars, sur la Prisonnière du Désert ou sur une chanson d’Etienne Daho. Bon, je ne dis pas non plus qu’il faut se contenter de ça, hein…
juin 29, 2011 à 11:22 |
“Il s’agit juste d’une prise de conscience qui s’est faite, de ce qui est important et de ce qui l’est moins, de ce qui compte vraiment, de ce qu’il peut y avoir de magnifique dans le simple fait d’être en vie.”
Tout est dit, merci Sam.
Ce texte fait écho en moi… La mort est ma raison de vivre et elle est devenue ma meilleure amie. Grâce à elle je ne regrette jamais mes choix et c’est bien elle qui les induit… sourire. C’est une exigence de tous les instants, de toutes les rencontres et elle rend merveilleux chaque geste, même répété à l’infini… Arriver à cette exigence est une façon de toucher le bonheur entre autre.
Je n’ai jamais lu Harry Potter et suis entrain de le découvrir au travers des yeux d’un garçon de sept ans… C’est magique !
juin 30, 2011 à 10:25 |
C’est intéressant ce que tu dis là…. ça montre qu’il y a une multitude de façons de vivre et de ressentir ces choses, toutes ces différences n’étant pas exemptes d’une réelle convergence.
Et si je peux me permettre, 7 ans c’est tôt pour lire Harry Potter, enfin à mon avis, même si ça dépend forcément de l’enfant… Mais quand même…. A la rigueur le premier tome, mais après…. et à partir du IVème, ça devient franchement dur (j’ai beaucoup beaucoup pleuré en les lisant) (ouais bon, ça n’est pas forcément significatif de quelque chose, je te l’accorde…. sourire). Bon, en fait je crois que j’ai du mal à ranger Harry Potter dans la littérature enfantine….
juin 30, 2011 à 12:30
On le regarde ensemble en vidéo avec les commentaires des ses deux frères, douze et quartorze ans qui eux, ont lu toute la série… Oui je triche un peu (sourire) je prend des raccourcis et je suis fascinée par ce qu’ils en retiennent…
Ça me rappelle un collègue qui ne lisait jamais les pièces et créait les décors parfaitement en accord avec mes costumes et les désirs du metteur en scène. Son secret: interroger différentes personnes ayant lu le sujet et d’après leur interprétation il en faisait un mixte… Bluffant !
D’accord avec toi quant à le cataloguer dans la lecture enfantine, c’est comme Bilbo le Hobbit et la trilogie du seigneur des anneaux que j’ai lu à l’adolescence et qui me fascine toujours autant. Au départ c’est aussi un conte pour enfants… Mais lorsque tu lis “Psychanalise des contes de fées”, ce n’est pas vraiment étonnant, les petits sont plus grand qu’on ne croit… Et vice-versa, sourires.
juin 29, 2011 à 8:49 |
Je n’ai pas lu Harry Potter (problème générationnel : c’est une lecture de mes enfants). Le livre d’enfance qui signe pour moi la question du deuil, de la perte, de la séparation, de l’abandon, c’est “sans famille”. (on ne rit pas)
Et mon expérience du deuil est également du domaine du “sans” : comment faire le deuil d’un père absent que je n’ai pas connu – il est donc trop tard pour pouvoir faire sa connaissance (un deuil en creux, non dicible, non montrable).
Comment gérer la mort d’un proche ou d’un ami, que l’on apprend après coup.
Savoir qu’ils ne sont plus là c’est surtout la fin de l’espérance de les (re)voir un jour, l’à-venir n’a plus cours.
Donc je ne sais pas si je verrais les Sombrals, ou si d’autres créatures ne seraient visibles que par moi.
juin 29, 2011 à 8:58 |
Je n’ai jamais lu Harry Potter. Le livre d’enfant qui pour moi représentait le deuil, la perte, la séparation, c’est “sans famille” (on ne rit pas).
Mon expérience du deuil est aussi sous le signe du “sans” : comment faire le deuil d’un père que je n’ai pas connu, c’est juste perdre l’espoir de le voir un jour, c’est un deuil indicible non montrable, pas socialisé.
comment gérer la perte d’un ami, connue longtemps après les faits.
la mort de proches lorsque j’étais en vacances…
Donc, je ne sais pas si je verrais les Sombrals… ou si d’autres créatures ne seraient visibles que par moi.
mais je crois que ma mélancolie ressemble à la tienne
juin 30, 2011 à 11:07 |
Il y a bien des variations possibles sur ce thème… On pourrait notamment parler des deuils familiaux, les fantômes dont on hérite, ces pertes dont on n’a pas forcément conscience mais dont on ressent pourtant les symptômes….
Mais le deuil de quelqu’un qu’on n’a pas connu, quelqu’un d’aussi important qu’un père dans ton cas… je n’essaie même pas d’imaginer.. “indicible” me paraît être le mot, oui.
Quelque part, tous les deuils sont certainement indicibles. Mais plus ou moins. En tout cas, moi, j’ai au moins pu accoler le mien à une chanson : http://bit.ly/mBnPQk
juin 30, 2011 à 12:52 |
“Sans famille” c’est l’hécatombe… Il y a des personnes qui se construisent “avec” et d’autres “sans” c’est ce qui fait notre richesse particulière. Cela nous permet de développer des facultés que d’autres non pas… Que vous en soyez conscients ou pas.
Comme le dit Rêve “un deuil indicible” et toi Sam tu as réussi à mettre une mélodie dessus… Notre force vient de nos fragilités… Sans rentrer dans les détails car ma pudeur oblige, je suis touchée par vos confidences…
juin 30, 2011 à 1:25 |
olalalala j’aime tellement ce post!
Déjà j’aime autant Harry Potter que toi et je fais très souvent références dans ma vie a des concepts potteriens.
Le concept des sombrals c’est de la poésie à l’état pur et ça m’a beaucoup touché. Bon, déjà l’idée est géniale parce ces bêtes sont là depuis le début de l’histoire mais on ne le réalise qu’à travers le regard de Harry. Ce qui m’a émue aussi c’est le fait de se rendre compte que certains gosses les voient depuis toujours. Neville par exemple, le « gros », le maladroit ou Luna la « folle ». Des gamins marginaux qui se révèlent être des victimes marqués par la perte de leur proche. D’ailleurs, Harry réalise a ce moment là, à leurs cotés, qu’il fait lui aussi partie des marginaux. Voir les sombrals va le rendre à la fois plus vulnérable et plus fort car plus sensible. Il n’est plus que dans la démonstration du courage ou de la force, il est dans la compréhension de l’humain. Jk Rowling l’a voulu ainsi.
Sinon, je pense que le concept que je préfère, c’est celui de l’horcruxe. Bon à la base c’est un objet maléfique parce qu’il faut tuer pour laisser son âme à l’intérieur mais si on s’éloigne un peu de la partie criminelle, on peut dire que certaines œuvres : disques bouquins, peintures sont des horcruxes. Tu sais quand t’as vraiment l’impression d’entendre la personne saigner ou se détruire en chantant ou en te racontant son histoire. Quand tu sens la présence de quelqu’un, de son âme dans un truc qu’il a crée.
J’ai fait le rapprochement entre ce mot et la musique, un jour que je re-écoutais l’album « the dreaming » de Kate Bush. C’est tellement alambiqué, romantique et épuisant (elle crie tout le temps) qu’on a l’impression qu’elle y a laissé un bout d’elle. L’album renferme toute sa passion, sa colère, son énergie et ça sera comme ça pour toujours. Comme il y’a un petit coté “fantasy” dans sa musique, j’ai eu cette pensée “putain ce disque c’est un horcruxe”
Bon après c’est peut être un peu tiré par les cheveux mais c’est en tout cas ma façon de me réapproprier le mot.
J’ai d’autres exemples mais je vais m’arrêter là :o). Post génial en tout cas.
juin 30, 2011 à 11:16 |
Le regard de Rowling sur les marginaux fait parti des trucs qui m’ont le plus touché dans ses bouquins (la scène de Neville à l’asile avec sa mère, il m’a fallu du temps pour m’en remettre…). Parfois, ça dégouline un peu trop de bons sentiments, mais il y a une ultra sensibilité derrière, quelque chose de magnifique. Et c’est vrai que sa constitue un des fils directeurs de l’oeuvre (jusqu’à la problématique du marginal qui tourne mal, avec Rogue).
Et sinon, pour les horcruxes, je crois que je vois très bien ce que tu veux dire. La chanson de Lennon que j’ai publiée en réponse au com ci-dessus en est un exemple frappant… Après, personnellement, je ne vois pas trop les choses comme ça, j’ai du mal à me défaire de l’aspect maléfique, de la part de damnation qui accompagne les horcruxes (c’est mon côté terre à terre, je reste enfermé dans les concepts… sourire)
juin 30, 2011 à 1:34 |
ha merde j’ai oublié un truc.
Je tenais à dévoiler cette information que seul des gens comme toi peuvent apprécier à sa juste valeur.
Le groupe préféré de Jk Rowling c’est les Smiths.
voila, enough said.
juin 30, 2011 à 11:18 |
ah ah, mais c’est l’anecdote qui tue ça !
j’aime bien quand la vie nous offre de magnifiques cohérences comme ça, j’ai l’impression que tout a un sens…
juillet 4, 2011 à 1:01 |
J’avais écrit, sur mon précédent blog, en septembre dernier, un billet sur ce fil invisible qui relient les personnes ayant expérimenté une souffrance commune. Dans mon cas, il s’agissait également de la perte d’un être cher mais une perte liée à une catastrophe… et, comme il se doit, à une catastrophe surmédiatisée… à l’excès, en dépit du respect de ceux qui restent et qui souffrent, du malheur qui s’est abattu sur eux et dont les images ne cessent d’être rabâchées, jetées en pâture à un public un instant horrifié.
Effectivement, il y a bien un avant et un après. De l’invisible qui devient visible, des choses que l’on ne pouvait même pas concevoir et dont on repère désormais les moindres signaux, ceux là même qui nous feront retomber immanquablement dans ce traumatisme.
C’est comme une langue étrangère que l’on maîtrise désormais. Fluide pour nous, incompréhensible pour autrui.
Il est vrai que l’on est alors marqué de cette angoisse que tu évoques… omniprésente, tapie dans quelque coin de notre esprit. Parce qu’on sait que c’est possible, que cela est arrivé, et que cela pourrait tout à fait se reproduire. On est en veille. Et si le temps atténue la douleur, on ne reviendra pas à cet état d’innocence de « l’avant ».
Malheureusement, je ne peux pas dire que tout cela m’ait donné une façon différente d’aborder la vie, ou d’en apprécier d’autant plus la saveur…
C’est qu’il doit me rester du chemin à faire… sourire…
PS : et bien sûr je n’ai pas lu Harry Potter… sourire… (mais la Grande Gourou a essayé de me refourguer le concept de la voie 9 ¾… sourire…)
juillet 4, 2011 à 10:55 |
Tsssss :)
Tu sais ce qu’elle te dit la Grande Gourou ? Va réviser ton cours de sodomie … !
NA !
juillet 11, 2011 à 11:50
@Coco : je ne crois pas qu’il y ait une seule façon de voir la vie, après tout ça…. donc je ne suis pas sûr du tout qu’il te reste du chemin à parcourir (par rapport à ça, s’entend….) (pour le reste…. suis les conseils de la Grande Gourou…)
Et tu devrais quand même lire Harry Potter…. sourire….
@M. : comment peux tu écrire un com extraordinaire sur la voie 9 3/4 et dans le suivant parler de sodomie ? en même temps, c’est tout ton charme… sourire…
juillet 8, 2011 à 12:06 |
Amusant. J’ai également lu Harry Potter et ce qui m’a (aussi) le plus marqué est le remarquable traitement du sujet de la mort qui “hante” les 7 tomes de la série : que ce soit dans le fait que Harry est orphelin, les différents morts du livre, les fantômes, les lieux, les objets…
Les Sombrals sont, comme je ne m’amuserais pas à essayer de l’écrire puisque tu as trouvé les mots justes, remarquables dans ce traitement.
juillet 12, 2011 à 12:00 |
Je suis bien évidemment d’accord avec tout ce que tu dis.
Je rajouterai juste la dimension “parcours initiatique”, où comment on part du petit orphelin au jeune homme qui prend son destin en main. Tout cela, effectivement, en cotoyant et en affrontant la mort, tome après tome. Pour finir par l’assimiler et la dépasser.
juillet 28, 2011 à 8:56 |
Merci pour ce joli article. J’avais un attrait particulier pour les Sombrals mais je ne savais pas pourquoi. Mais voilà, tu as tout expliqué! :)
Je ressens tout à fait ce décalage entre ceux qui ont connu la mort et ceux qui ne la connaissent pas (encore). Et effectivement, je pense que ça s’étend à d’autres expériences de vie et que c’est sans doute la méconnaissance des autres qui ont vécu la même chose qui peut donner ce sentiment de solitude extrême qui mène parfois à la dépression.
juillet 28, 2011 à 6:46 |
jusqu’à la dépression ? fichtre, tu vas bien plus loin que moi dans l’idée là… sourire…
mais merci d’être passée par ici, de m’avoir lu et commenté….
octobre 27, 2011 à 8:35 |
[...] pouvez lire ça, avant, pendant ou [...]
octobre 30, 2011 à 10:45 |
Très vrai, juste et troublant. Très bien écrit..
Envie de lire Harry Potter… Je dois faire partie de ceux-celles qui te surprennent…
octobre 31, 2011 à 5:21 |
Et bien, merci…
Pour Harry Potter, ça doit quand même avoir un rapport avec les goûts et les couleurs… sourire…. mais pour moi, c’est de la grande littérature populaire (ie : qui s’adresse au plus grand nombre), je reste un inconditionnel. Et si tu te lances (et ne te laisses pas rebuter par les 3 premiers tomes, plus… enfantins, on va dire), n’hésite pas à partager tes impressions.
juin 28, 2011 à 7:30 |
En Vendée aussi, on fait des grandes bouffes après les funérailles. J’ai en mémoire l’image très nette, après le repas, du gros curé (qui a officié pendant l’enterrement de ma mère) avec ses joues rougies par l’alcool et son énorme tache de sauce sur sa chemise….
Moi je ne sais pas si c’est l’idée de ma propre mort qui m’anime, je ne crois pas en fait…. mais plutôt la peur d’avoir des regrets après, de ne pas avoir savouré à leur juste valeur les moments de bonheur, quand ils étaient là… Avant, il y a longtemps, je ne savais pas…. maintenant, je sais…. alors je n’aurai aucune excuse d’être passé à côté de certaines choses…. (quand il sera trop tard)